Et si on partait ?
 

Maroc

7 juillet 2013

Salam alikoum, bienvenu,

Pour la suite de notre voyage, je continue à prendre la plume, afin que Sami et Vincent se repose  ou pas …

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Nous nous mettons en route pour la dernière étape à vélo dans ce pays. On passe par Mohammedia qui est un endroit très touristique (surtout ses plages) avec beaucoup de circulation. EN arrivant dans la banlieue de Casablanca, nous avons rencontré un cyclo-voyageur marocain qui nous a aidés à trouver l’auberge de jeunesse et a donc rouler les 10 derniers km avec nous. On s’installe et on négocie un arrangement pour la garde des vélos : il voulait 50DH par jour (plus ou moins 5€) pour tous les bagages et nous nous en sommes sortis pour 50DH pour les 4 jours ! Le Maroc est vraiment le pays des arrangements.

Le lendemain, lundi, on part pour Marrakech, et là, bonne surprise à la gare : nous remarquons que depuis samedi l’heure a changé et nous sommes donc une heure trop tôt pour le train. C’est gag  Le trajet est long et chaud et nous rencontrons deux nanas de Suisse avec qui nous sympathisons. Arrivés à Marrakech, on se prend un coup de chaleur : plus de 50° au soleil, ça brûle la peau et les poumons. On cherche péniblement l’auberge de jeunesse, pour finalement y être super bien accueillit par Ali et son thé à la menthe. Nous passons la soirée et la journée du lendemain à visiter la fameuse place Jemaa el Fna ainsi que les nombreux souks. Quelle ville colorée et quelle place magique avec ses vendeurs de jus d’orange, vieille tatoueuse d’henné, musicien, singe, dompteur de serpent, vendeur en tout genre, stand de nourriture, …

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Mercredi nous partons en excursion de deux jours. Même si nous n’aimons pas ce genre de visite guidée, nous voulions vraiment découvrir cette autre région du Maroc et cette excursion était la meilleure solution quant à nos moyens et au temps que nous avions. Départ donc pour Zagora, la porte du désert, en passant les montagnes de l’ATLAS et le col du tizi n’Tichka (2260 mètres d’altitude). Nous passons donc par de fabuleux cols, et paysages. A Zagora, malgré la pluie et la tempête de sable, nous montons sur nos dromadaires pour aller dormir en bivouac aux portes du Sahara. Ce fut une excursion inoubliable : l’arrivée au bivouac, la tagine partagée avec les autres, les rencontres (spécialement avec un couple du Paraguay qui ont invité Sami et Vincent à aller leur dire bonjour), la soirée passé à écouter nos guides faire de la musique berbère, le réveil au lever du soleil (un peu difficile à 5h), le petit-déj horrible (pain sec et mauvais thé).

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Nous sommes rentrés à l’auberge couvert de sable et crevés, une bonne douche nous a fait le plus grand bien. Nous avons passé la nuit sur le toit de l’auberge, qui est spécialement aménagé à cet effet. Nous avons eu bien moins chaud que dans la chambre Vendredi retour à Casablanca afin de trouver des cartons pour emballer nos vélos. Nous nous sommes rendus à Koodza en taxi guidé par Vincent et son gps car le taximan ne connaissait pas cet endroit. Ouf, le Koodza venait de fermer mais le garde nous a laissé prendre les cartons dont nous avions besoin.

Après avoir déposé les cartons à l’auberge, nous avons cherché de quoi manger. Comme c’était justement l’heure de la rupture du jeun, ce fut dur. On voit un snack, du coup on rentre pour manger, ils disent « oui oui » mais le snack en lui-même est fermé donc ils nous invitent à leur table pour partager le repas du ramadan. C’était très bon, même si c’est déroutant pour nous de mélanger le sucré et le salé mais nous avons passé un super moment avec ces gens si gentil. Aujourd’hui, c’est mon départ. Nous prenons le train assez tôt car nous savons que ce ne sera pas évident d’y entrer avec le carton de vélo. Effectivement, dès l’arrivé le garde nous refuse l’entrée de la gare. Sami dit « si si on m’a dit que c’est bon, appelle-moi le chef ». Chef qui arrive tout de suite et qui, après 1 minute de discussion, nous autorise à embarquer. C’est la bonne nouvelle sauf que nous arrivons à 11H à l’aéroport, donc 6h avant mon embarquement. Tant pis, nous prenons le temps de rédiger ce texte.

Mardi c’est au tour de Sami et Vincent de prendre l’avion, mais eux, ce sera pour le Brésil. Ils comptent aller jusqu’à l’aéroport à vélo et emballer les vélos et les affaires devant le terminal. Ce ne sera pas facile, car il y a un contrôle à toutes les entrées de l’aéroport et ils ne pourront peut-être pas rentrer avec leur vélo dans l’aéroport, comme ça leur est arrivé à Tanger quand ils sont venus me chercher.

Et voilà pour notre périple au Maroc. Nous y aurons passé de super moments, malgré les trop nombreuses sollicitations des vendeurs et soi-disant guide, ainsi que les demandes d’argent des enfants. Au revoir, et merci 

Stéphanie


Samedi 06 juillet

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Bonjour à tous, Pour notre périple marocain, nous laissons notre plume/clavier à Stephanie, la sœur de Vincent qui sera restée avec nous tout le temps de notre séjour dans ce fabuleux pays :

« Après une courte nuit, alors que j’ai fêtée la fin de mes études de kinésithérapeute à la kermesse de Welkenraedt, je me suis envolée pour Tanger trop tôt le matin. Tout de suite j’ai été dans une ambiance qui allait nous suivre tout le séjour : ambiance marocaine bruyante et festive. A l’aéroport m’attendait Sami et Vincent, accompagné du vent redoutable. Ils me racontent alors leur trajet pour arriver jusqu’ici, il est bien plus compliqué que le mien  : Ils sont partis de Tarifa en bus pour aller à Algecira, car à cause du vent, les ferrys ne partaient pas de Tarifa. Arrivé à Algecira, ils ont rapidement fait la file pour monter dans le ferry. Le trajet fut assez sympa, ils ont même vu des dauphins. Malheureusement, en partant d’Algecira, le ferry les emmenait au nouveau port de Tanger, Tanger-Med. Comme il est déjà tard, ils vont rapidement prendre un train mais là c’est galère vu qu’il est interdit de prendre les vélos dans le train mais après un arrangement (3xfois le prix) c’est partit pour Tanger-ville, où ils reçoivent leur premier choc culturelle, Tanger ne ressemblent en rien de ce qu’ils ont connu jusqu’à présent : bruit, touk-touk , ânes partout, gens partout, aucun code de la route, …

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. Bref, ils finissent dans une superbe auberge de jeunesse, le Melting-Pot, et le lendemain ils vont m’attendre à l’aéroport. Revenons-en à notre première journée, le dimanche 30 juin. Nous allons dans l’appartement d’un collègue à Stephane, notre tonton, qui quand il a appris que nous allions à Tanger, m’a donné les clefs de son appart de vacances. Ca nous a permis de nous reposer, monter convenablement les vélos et que Vincent répare son vélo. Nous avons visité notre premier souk, oulala quel dépaysement : des légumes partout, des tas de vêtements, des gsm de l’ancien temps le tout posé à même le sol. Du poisson par terre, avec pleins de mouches, des morceaux de viande qui pendent, et même des têtes de veau … ! Beurk. Nous y mangeons, tout de même, dans cette bonne ambiance. Le lendemain, journée calme pour démarrer : 30km le long de la plage avec un arrêt pour boire le thé. Le soir nous dormons à Assilah, dans une chambre d’hôte tenue par une anglaise. On visite la medina et ses superbes portes. Nous passons une super nuit à la Christina’s House même si nous avons connu notre premier réveil tôt le matin par l’appel à la prière. Mardi, ce fut une journée un peu plus dure question dénivelé mais vraiment sympa. Sur la route, nous avons croisé pas mal de vendeurs de melon et de pastèque, ainsi que des ânes et des attelages de chevaux. Nous avons aussi croisé nos premiers villages sans eau courante ni electricité. Nous avons bu un coca, dans l’un des villages, qui nous a fait du bien, sous l’œil amusé d’une dizaine de gamins. Nous avons pique-niqué un peu plus loin, sur la seule aire de repos que nous croiserons au Maroc. Le soir nous arrivons à Larache où nous séjournons dans un hôtel de luxe, pour cette région, l’hôtel Espana (30€ la chambre triple avec clim et salle de bain privé et eau chaude). Le soir nous mangeons des fritures de poisson au restaurant du Commerce sur la grande place (4 € l’assiette bien fournie de friture).

Mercredi, nous avons décidé de quitter la route Nationale pour prendre une route secondaire. Qui ne ressemblait pas à une route mais à un chemin de vtt. Nous roulons toute la journée à côté de champs où les techniques agricoles étaient celle de l’époque de nos grands-parents : tout à la main ou avec les ânes. Le soir nous nous arrêtons au Jardin de Grabou , à Moulay Bousselham au bord de la lagune. Petit coin de paradis au milieu de son jardin aux milles fruitiers.

Jeudi, après un bon petit déj nous partons pour la plus grosse étape : 95km !!! Ce n’était pas des plus marrant, mais on a croisé des serres de bananes, on a réussit à prendre des petites routes. Il y a des moments où les routes n’étaient pas vraiment bétonnés. A retenir de cette journée : - Le souk en plein milieu d’un carrefour, énorme, où on a mit plus d’un quart d’heure pour faire 500m. – Et le fait que pendant plus de 50km on était au milieu de nulle part mais que tous les 10km on croisait une mini-épicerie qui nous permettait de faire le ravitaillement en boisson que j’ai découvert au Maroc : le coca (seule boisson au frais et sans risque). On arrive enfin à Kenitra, une ville industrielle, plus occidentalisé.

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Vendredi, départ douloureux pour Sami et moi (rester assis 7h sur une selle n’est pas confortable), on se met rapidement en route pour la capitale. Ce fut une journée comme les autres, même si on commence à sentir un retour à la civilisation. L’arrivée à Rabat fut explosive, surtout que c’est une première pour moi de rouler dans une ville. J’étais bien contente de rouler avec Sami devant et Vincent derrière pour me protéger et me guider. Après qq recherches, on finit enfin par trouver un hôtel qui veut bien de nos vélos et à prix raisonnable. Nous allons visiter la medina mais on en ressort très vite, impossible de s’y promener à cause du monde.

Samedi , après un bon petit déj dans une pâtisserie de compét, on fait 60km au bord de mer. Super de rouler toute une journée avec la mer à côté de nous. On se sent moins dépaysé, car c’est un endroit bcp plus touristique, riche et civilisé. Nous passons même à côté du palais royal, long de 2km et de diffèrent golf et quartier de riche. Le soir c’est camping l’Océan Bleu, une première pour moi ! Dimanche, nous comptons nous rendre à Casablanca, laisser nos vélos et partir découvrir Marrakech en train.

Ce qui ressort de cette moitié de périple au Maroc, c’est la sympathie des gens à notre égard (que de sourires, de coups de klaxons, de pouce en l’air, « bienvenue au Maroc » …), le fait que l’on boive du thé à la menthe tout au long de la journée (mmmh) et aussi qu’ils ont quand même un petit problème avec les déchets, nous avons vu un paquet de dépotoir en centre ville.

2 Messages de forum

  • Maroc 8 juillet 2013 13:11, par Sylvie

    Ahhhh cool, c’est dépaysant tout cela !
    Merci pour les nouvelles, profitez bien, et surtout bravo, les mollets ont l’air rôdés et vigousses ; ) !!! Bisous et bonne route, on attends la suite avec impatience : )

  • Maroc 8 juillet 2013 13:19, par Sylvie

    Ahh j’oubliais...
    Quand j’ai vu les photos où Vincent graille des roues, je me suis dit "tiens, ils ont rencontré une cycliste..."
    Le seul "rapprochement" que j’avais fait, était, la robe... tiens, une autre cycliste en robe... ; )
    Après avoir su, que c’était la soeurette, et examen plus minutieux...mais comment ne pas l’avoir remarqué !!! avec cette même bibine, la même que leur mams !!! ; ))) non mais, y voient rien ces suisses ; )
    Et là, j’en voit un autre de rapprochement... le chargement ! Mais qu’est-ce qu’ils mettent dans leurs bagages ces belges ?!
    Bon, faut dire que j’en prends même de la graine... devinez...j’ai commandé des grandes sacoches pour mon bob !!! sisi !!!

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